Faut il avoir peur des amalgames dentaires?



Avant d’être interdit ou désapprouvés dans certains pays avancés comme la Suède, la Norvège, le Danemark, le Japon ou l’Allemagne, les amalgames furent l’objet de longs et bruyants débats et procès. J’ai tenté par cet article sommaire de vous donner quelques pistes de réflexions sur le sujet…
En effet, du 13 au 18 janvier prochain, se tiendra à Genève, la cinquième et dernière session du comité intergouvernemental de négociation sur le mercure. 
Ce rendez-vous est capital: la majorité des Etats du monde vont, à cette occasion, adopter le texte définitif de ce qui sera un dispositif contraignant sur le mercure. ( voir ici pour plus de détails). 
Pendant que chez nous, on continue à poser des amalgames dentaires comme si de rien n’était, n’y-a-t-il pas matière à se poser des questions?

Mais…, d’où vient cet amalgame?

On trouve les premiers amalgames en Grande-Bretagne, dès 1810. Le dentiste Auguste Taveau inventa la “pâte d’argent” vers 1826.
En Allemagne, en 1928, le professeur Feischmann déclarait que le mercure des amalgames “pouvait provoquer de fortes manifestations de nocivité” (fatigue, nervosité, irritabilité, maux de tête…)
En Suède, le débat fit rage autour des amalgames et l’on finit par les interdire en juin 2009!
En Allemagne encore, le procès de Kiel en 1994 et 1997 réunit 17. 000 plaignants et montra la dangerosité de ce matériau. Dans ce pays, il est toujours fortement déconseillé. 
Ensuite, le Japon, la République Tchèque, la Russie et l’Australie interdirent ce produit délétère.
Le 1er janvier 2008, la Norvège a officiellement banni l’emploi du mercure dans tout produit, y compris dans les plombages.


Que fait un amalgame?

Selon le professeur Stock, il y a une liste de symptômes chez les sujets porteurs d’amalgames dentairesfatigue, perte de mémoire, anxiété, vertiges, crampes, fibromyalgie, acouphènes, asthme, allergies, sclérose en plaque, dysfonctionnement de la thyroïde, souffle cardiaque, ulceres, acné, gout métallique en bouche…
 
Un amalgame émet des vapeurs dont une partie est absorbée par les poumons: le mercure passe dans le sang, traverse la barrière hémato-encéphalique, est alors piégé et s’accumule dans le cerveau, principal organe cible. 
Il traverse aussi le placenta et s’accumule dans le cerveau et d’autres organes du foetus. Il passe aussi facilement dans le lait maternel.
 
Dans la bouche, un amalgame subit une corrosion en milieu salivaire qui se dégrade, laissant s’échapper des ions mercuriques. 
Cette corrosion est accentuée lors de la mastication, et lorsque l’on consomme des boissons et aliments chauds. Une partie des ions mercuriques traverse la paroi de l’intestin grêle et s’accumule dans plusieurs organes, notamment dans les Reins. 
Les porteurs de “plombages”, les enfants de mères ayant des amalgames, les dentistes exposés professionnellement ont dans leurs organes des taux de mercure beaucoup plus élevés… oui mais quel est le risque?
 

Les effets du mercure sur notre santé:

La toxicité du mercure est connue depuis l’antiquité. 

L’amalgame, ou plombage dentaire, n’est en effet constitué non pas de plomb mais de mercure!
Une exposition au mercure peut être à l’origine de pathologies diverses, du fait de ses multiples cibles.
 
Le mercure est un toxique polyvalent (il exerce différentes activités toxiques) et ubiquiste (il peut se loger partout dans l’organisme). 
  • C’est un neurotoxique (toxique pour le système nerveux central et périphérique, et pour les organes des sens)
  • un néphrotoxique (toxique pour les reins)
  • un reprotoxique (toxique pour le système reproducteur, pour l’embryon et le fœtus)
  • un perturbateur endocrinien (il perturbe le fonctionnement de glandes endocrines qui sécrètent des hormones)
  • un immunotoxique (toxique pour le système immunitaire)
  • un génotoxique (toxique pour l’ADN et l’ARN).
 
De nombreuses études scientifiques permettent de suspecter l’implication du mercure dentaire dans nombre de troubles et de pathologies : maladies neurodégénératives (maladie d’Alzheimer, sclérose en plaques, maladie de Parkinson,…), maladies dites auto-immunes (maladie de Crohn, maladie de Gougerot- Sjögren ou syndrome sec,…), syndromes dépressifs, syndrome de fatigue chronique, autisme et hyperactivité, … 
 
Il est par ailleurs reconnu qu’une imprégnation cérébrale mercurielle entraîne une de perte de points de QI chez les enfants. 
 
Que faire?
 
Se faire enlever ses amalgames existants demandent des précautions particulières, car sans ces précautions, cela peut fortement augmenter l’intoxication, car le retrait provoque une émission de mercure énorme qui peut être difficilement réversible.
Donc, renseignez-vous auprès d’un dentiste concerné par le sujet et qui pourra vous aider.
 
 
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