L’air de nos maisons est plus pollué que l’air extérieur!



Savez-vous que l’air de nos maisons est plus pollués que l’air extérieur? 
Vous me direz “mais nooon, impossible…” et pourtant!
 
Les analyses effectuées dans les 567 logements Français par l’observatoire de la qualité de l’air intérieur l’ont confirmer. Le verdict est sans appel: l’air de nos logements est plus pollué que l’air extérieur!
Il parait limpide pourtant cet air intérieur et aucune odeur désagréable n’éveille nos soupçons. Les très toxiques produit de protection du bois, l’omniprésent formaldéhyde ne sentent rien à faible concentration. 
Quant aux acariens, bactéries, moisissures et autres polluants, ils aiment la chaleur et se multiplient dans nos logements trop chauffés et mal aérés. 
 
Bref, nous sommes entourés de substances invisibles, à l’origine, entre autres, de probablement 40% des cas d’asthme chez l’enfant…

Mais… d’ou vient cette pollution?

Les sources de polluants dans les maisons sont multiples:

  • les matériaux de construction
  • le mobilier et la décoration 
  • la désinsectisation
  • l’utilisation déraisonnable des produits d’entretien
  • cosmétiques et produits d’hygiène
  • désodorisants
  • bougies parfumées…
Toutes ces sources ont en commun une émission de composés organiques volatils, les COV, qui sont des substances chimiques à la nocivité avérée.
A cette pollution chimique vient s’ajouter celle des acariens, pollens, bactéries, poussières et particules mais aussi le radon et certains métaux lourds.
 
COV, kesako?
 
Le formaldéhyde, substance classée cancérigène certain depuis 2004 par le centre international de recherche sur le cancer. 
C’est un polluant majeur de l’habitat. Emis essentiellement par les résines utilisées dans la fabrication de bois agglomérés et de certaines laines de verres ou de roches, dans les tissus et dans différents colles et peintures.
 
Le bois devient également une source conséquente de COV, notamment si les traitements ont été effectués dans les années 70-80 par des substances particulièrement nocives, interdites aujourd’hui. 
Ensuite, viennent les vernis, peintures, les phtalates perturbateurs endocriniens avérés contenus dans les plastiques souples. Parabens et alkyphénols dans les cosmétiques et j’en passe…

 

Effets sur la santé

 
Ils peuvent aller de la simple gêne olfactive à une irritation des muqueuses, mais peuvent être bien plus sérieux et toucher les systèmes respiratoires, nerveux, immunitaire, endocrinien et cardio-vasculaire. 
Comment expliquer cette montée fulgurante des allergies et de l’asthme dans nos pays occidentaux? 
 
La perte de fécondité maintenant démontrée, certaines maladies du système nerveux ne seraient ils pas une conséquence directe de cette pollution?
 

Comment s’en protéger?

 
Ils existent nombreuses solutions, les matériaux étant largement impliqués, une gamme étendue de produits écologiques est maintenant disponible pour les personnes qui souhaitent construire ou rénover leur maison.
 
Mais des gestes simples dans notre vie quotidienne peuvent aussi être bénéfique et en réduire les effets:
  • Eviter les produits d’entretien contenant des substances nocives et redécouvrir le vinaigre blanc, le savon noir, le bicarbonate de soude…
  • Avoir recours à des produits d’hygiène corporelle et à des cosmétiques plus naturels: afin d’éviter les parabens, phtalates, muscs artificiels…aux vertus peu recommandables.
  • Et surtout, aérez, aérez et aérez votre maison! N’hésitez pas à ouvrir les fenêtres en grand pendant 10 minutes deux à trois fois par jour.
 

Et les plantes dépolluantes?

 
Selon une étude réalisée par un ingénieur de la NASA, Bill Wolverton, certaines plantes vertes ont la capacité de piéger les molécules chimiques. 
En France, le programme Phytair, mené par deux laboratoires le confirme. (si vous voulez plus de détails sur l’étude voir ici)
 
Les plantes les plus efficaces seraient:
 
– Chlorophytum elatum (formaldéhyde)
– Philodendron domesticum (formaldéhyde)
– Gebera jamesonii (benzene)
– Draecaena marginata ( formaldéhyde)
– etc.
Si vous souhaitez une liste plus complète des plantes dépolluantes et de leurs actions, je vous invite à télécharger le document ici.
 
 
 
Conclusion:
 
Il ne faut peut être pas devenir complètement parano avec toutes ces pollutions qui nous entourent mais en avoir conscience et agir pour un mieux.
 
Avec certains gestes simples, comme ouvrir ses fenêtres régulièrement, utiliser des produits d’entretien plus naturels et non toxiques, fabriquer ses cosmétiques ou décorer sa maison de plantes vertes,  nous contribueront à un air sain au coeur de nos maisons!
 
 

Et vous, faites vous attention à la pollution intérieure de la maison?
Répondez à cette question en laissant un commentaire ci-dessous.


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *