Le sucre dans nos assiettes: en route pour la dépendance!



Pour illustrer ce sujet empreint d’actualité, j’ai choisi de parler dans la rubrique “des livres à lire” de l’ouvrage de Danièle Starensky “Le mal du sucre”. Il est vrai qu’aujourd’hui, il est plus qu’urgent de s’intéresser à l’histoire du sucre tant il fait des ravages. Mais, ce que l’auteur démontre de manière percutante est que beaucoup d’individus sur cette planète souffrent d’un mal qui les ronge à petit feu sans qu’ils ne s’en rendent compte. J’ai nommé: “l’hypoglycémie”. Une maladie insidieuse qui peux provoquer un nombre impressionnant de symptômes… Alors, me direz-vous, sommes nous tous hypoglycémiques? Je vous propose de remonter dans l’histoire pour découvrir comment à commencer ce mal du sucre…

Viele Hände mit Süssigkeiten

Le sucre dans l’histoire:

  • L’Homme antique utilisait le miel. Une mention existe dés, 2OOO ans av.J.C.,  sur un papyrus égyptien. Du temps de Charlemagne (742-814) le miel était un médicament et l’hydromel une boisson pour les nobles. Dans les climats tropicaux poussait la canne à sucre, originaire du Sud du Pacifique, qui s’est propagée lentement jusqu’en Chine et aux Indes.
  • L’armée d’Alexandre le Grand envahit l’Inde en 325 av. J.C et ramena «  le miel sans abeilles ».
  • Les Perses découvrirent un processus pour solidifier et raffiner le jus de canne dans une masse solide, qui savait se conserver sans fermentation et se transporter.
  • La Chine importe ses pains de « miel de pierre » réservé comme médicament à une élite.
  • Les Arabes envahirent la Chine et le centre des affaires de la canne à sucre se déplaça de Bagdad à La Mecque et ce commerce se développa au point que les arabes furent les premiers conquérants capables de fournir des bonbons, des boissons sucrées aux nobles de la cour et aux soldats jusqu’à ce que le mal du sucre les frappe, pour la première fois dans l’histoire du monde, en plein cœur.
  • Déjà en 1573, les scientifiques décrivent en ces termes : «  les Turcs et les Maures prennent un morceau de sucre l’un après l’autre et les mastiquent n’importe où dans les rues sans aucune honte. C’est ainsi qu’ils se sont adonnés à la gloutonnerie et qu’ils ne furent plus les combattants intrépides d’autrefois » !

Les observateurs d’aujourd’hui parleraient d’addiction au sucre comme à l’héroïne et la marijuana parmi les troupes américaines stationnées en Asie.

  • A la fin du 18è s, la consommation européenne de sucre a grimpé, en 2OO ans, d’une ou 2 pincées par ci-par là, importé dans quelques tonneaux, à 1 million de kgs par an, pour l’Angleterre.

Ce fut aussi le début de la grande incarcération des fous.

Comment croire aujourd’hui que le seul démon de ces âmes, tout au long des siècles, est le mal du sucre ?

Aujourd’hui les pionniers de la psychiatrie ont confirmé que la maladie mentale est un mythe et que les désordres émotifs peuvent être causés par l’incapacité du système humain à supporter le stress de la dépendance au sucre.

  •  En 17OO, la consommation annuelle de sucre en Angleterre est de 2 kgs  par personne, par an.
  • En 18OO : 8 kgs.  En 19OO : 38 kgs.  En 1933 : 48 kgs.
  • Au 19è s., le sucre de betterave va connaître un réel essor.
  • En 18O6, Napoléon promulgue un décret de « blocus continental ». Après la victoire anglaise à Trafalgar, l’Angleterre détient la maîtrise des mers et du commerce mondial. Cette domination empêche les marchandises françaises de sortir et d’entrer dans les ports français. Le sucre des Antilles commence à faire défaut ! Napoléon empêche l’entrée des marchandises anglaises sur le continent voulant ainsi ruiner l’Angleterre.

Il a donc fallu remplacer le sucre de canne par le sucre de betterave et les grands champs de betteraves en Europe remplacèrent les champs de cannes à sucre des colonies, surtout après l’abolition de l’esclavage.

  • La 2è guerre mondiale a entraîné un abaissement de la consommation de sucre et la santé dentaire des populations européennes s’est améliorée.

Mais la guerre finie, la consommation de sucre reprit de plus belle !

  •  Au seuil du XXè s, les hommes du monde entier mangent, boivent des produits qui 4OO ans auparavant n’existaient même pas : le café, le thé, le cacao, le sucre, la pomme de terre ( au profit des céréales entières, riches en vitamine B et protéines).
  • Déjà en 1912, un médecin affirme :

“La fabrication moderne du sucre à entraîné des maladies complètement nouvelles, la perte d’énergie par usage du sucre ne pourra jamais être rattrapée car elle a laissé sa marque sur notre racine humaine” .

  •  En 195O, on déclare officiellement qu’il est la cause majeure de la carie dentaire.
  • En 196O, on a les preuves qu’il diminue la résistance du corps aux maladies (immunité)
  • En 198O, on reconnaît que le sucre produit une assuétude aussi grave que n’importe quelle autre drogue.  Seule différence : le sucre ne peut pas être injecté.
  • En 199O, le Dr.Hoffer conclut : “La dépendance du sucre cause des symptômes typiques aussi graves que ceux qui accompagnaient le sevrage de n’importe quelle drogue” .

 Alors que le sucre attaque son pancréas et l’amène à une hypersensibilité qui entraînera la destruction du glucose du sang, alors que le café, thé, sodas, colas, tabac, épuisent ses surrénales qui ne réussissent plus à élever le glucose du sang, alors que la farine blanche et l’alcool affaiblissent son foie qui n’arrive plus à stocker correctement puis à relâcher le glucose dans le sang, pour l’homme du 21è siècle, le mal du sucre s’appelle : L’HYPOGLYCEMIE

Le mal du sucre: L’hypoglycémie.

L’Hypoglycémie : maladie du métabolisme des sucres dont les symptômes variés peuvent être physiques, nerveux et mentaux.

L’Hypoglycémie se définit comme un abaissement du taux de glucose dans le sang. Elle est donc l’inverse du diabète et est très souvent son signe avant coureur. Dans celui-ci il y a trop peu d’insuline utilisable qui circule dans le sang alors que dans l’hypoglycémie il y en a trop. L’excès de cette hormone régulatrice du taux du glucose sanguin, relâchée par un pancréas à la sensibilité exacerbée à toute consommation de sucre raffiné, abaisse le glucose à un niveau en-dessous de la normale, ce qui entraîne une faim dévorante et un besoin ardent de sucre et des symptômes physiques et mentaux. Le glucose est le sucre que le sang véhicule à chacune des cellules de notre corps.C’est l’aliment énergétique indispensable, surtout pour le cerveau qui ne peut utiliser aucun autre sucre que le glucose.

En son absence, il cesse de fonctionner normalement et il se détériore rapidement jusqu’à sa mort ! Le sucre du sang est l’essence pour notre voiture. Ce glucose, combustible indispensable, nous l’obtenons par ce que nous mangeons.

Les aliments se transforment rapidement ou lentement en glucose, selon la présence de fibres naturelles, de nutriments, ou pas.Les céréales complètes se transforment lentement et le glucose peut donc être utilisé sans danger pour notre corps.

MAIS, les aliments raffinés, la farine blanche, le sucre blanc se transforment trop vite.

  • Il faut que le taux de glucose dans le sang soit constant, 1 gr/Litre. Si nous mangeons des aliments trop rapidement transformés, le taux de glucose dans le sang s’élève rapidement et le mécanisme régulateur se met en marche.

Le cerveau envoie un ordre par l’hypophyse et la thyroïde au pancréas qui produit l’insuline  (hormone dont le rôle est d’abaisser le sucre sanguin). L’excès de sucre est alors stocké dans le foie et dans les muscles sous forme de glycogène. Le surplus est transformé en graisses. Lorsque le taux de glucose est trop bas, le cerveau envoie un autre ordre aux glandes surrénales pour que celles-ci secrètent une autre hormone, l’adrénaline qui va relâcher le sucre stocké dans le foie et le déverser dans le sang.

Ce mécanisme peut être faussé en présence d’un pancréas hypersensible, secrétant trop d’insuline, de surrénales épuisées, d’un foie intoxiqué et de muscles mous, incapables d’utiliser le glycogène stocké.

La conséquence ? L’abaissement critique du glucose sanguin et l’hypoglycémie. C’est la panne sèche ! Oui, le cerveau utilise du glucose : 3O % même de plus que les autres tissus du corps.

Un manque est suffisant pour bloquer brutalement le fonctionnement de cet organe ainsi que du système nerveux. Les besoins absolument constants de glucose pour le cerveau et le système nerveux sont indispensables pour éviter les souffrances des troubles de la personnalité.

L’hypoglycémie est une maladie étroitement associée à un genre de vie stressant, à une manière de s’alimenter ( le stress nutritionnel).

 Oui mais, quels sont les stress qui peuvent bien enclencher de telle réaction dans notre corps? Il existe principalement 3 sortes de stress:

1. Les stress chimiques

Certaines personnes, sans le soupçonner, ont une hypersensibilité à des :

  • additifs alimentaires et édulcorants, colorants
  • diurétiques et certaines médicaments
  • l’iode ( ajouté dans le sel de table)

Des symptômes d’allergies apparaissent :

  • mémoire troublé
  • tête confuse
  • accès de dépression
  •  acné

2. Les stress émotifs

La peur, la haine, l’insécurité, la jalousie, la solitude, le manque d’amour, manque d’intérêt dans le travail, vide spirituel, entraînent les surrénales à secréter l’adrélanine qui libère le sucre. Lorsque la réserve du foie et des muscles est épuisée, le taux normal de glucose ne peut être maintenu.

Il s’abaisse et c’est l’HYPOGLYCEMIE !

La personne affectée de ce désordre doit, tout en changeant ses habitudes alimentaires, retrouver un sens à sa vie et une activité stimulante et utile. Les émotions positives ( intérêt, enthousiasme, goût de travailler, joie) stimulent les hormones surrénales. Lorsque ces émotions positives sont absentes et que le travail est quand même fait, il en résulte une fatigue accablante et le cercle vicieux s’installe.

En période de stress ce sont la peur, la colère qui les stimulent !

3. Les stress physiques

Le surmenage, le manque de repos, d’exercices physiques, le bruit, sont de réels stress qui peuvent entraîner une HYPOGLYCEMIE ! Ce n’est pas une maladie qui fait mourir mais elle empêche seulement de vivre !

Votre Naturopathe vous aidera à remplir un questionnaire d’une centaine de questions pour définir si vous êtes hypoglycémique.

Pour toutes les femmes enceintes que j’accompagne, j’ai trouvé intéressant de reprendre un passage du livre dédié  à cette période si importante dans la vie des femmes qui mérite un accompagnement adapté et personnalisé.

 

L’Hypoglycémie et la grossesse

La grossesse est pour le corps de la femme un stress important et exige qu’elle ait une nutrition supérieure pour éviter les carences nutritionnelles.

La femme enceinte peut souffrir d’hypoglycémie avec les symptômes : articulations douloureuses, tiraillement dans le bas ventre, maux dos, crampes dans les muscles, fatigue.

On peut s’inquiéter, au cours de l’accouchement, des doses de glucose intraveineux et de médicaments ( calmants, analgésiques…) qui sont capables de déclencher une crise d’hypoglycémie pendant le travail et apporter tremblements, angoisse, frissons, irritabilité jusqu’à une perte de conscience et une fatigue musculaire intense.

Traitées pour l’hypoglycémie et par des vitamines B (levure alimentaire ), ces femmes retrouvent leur véritable personnalité !

Les bébés peuvent en souffrir aussi dès leur naissance. L’eau glucosée donnée aux Bébés est un pauvre substitut au colostrum maternel.

Lorsque la mère n’allaite pas et donne une formule « maternisée » à base de saccharose ( et non de lactose de sucre du lait maternel), et après les petits pots contenant aussi du sucre blanc et des amidons raffinés ( fécule de maïs, tapioca), l’enfant a de fortes chances d’être programmé à vie Hypoglycémique…

Conclusion:

Aspects positifs :

  •  Attirer l’attention sur les dégâts des produits raffinés ( sucre, sel,  farine ), sur les additifs alimentaires et les colorants, les excès de table ( trop de viandes, de café , de sodas, d’alcool etc..)
  • Nombreux exemples
  • Historique intéressant

Aspects négatifs :

  •  La première édition date de 1981 : 3O ans déjà !
  • Un point de vue américain
  • Petit goût de « sinistrose » à relativiser

 

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